La plupart des multinationales, lorsqu’elles élaborent leurs plans d’affaires, partent d’un postulat avant même de développer leurs stratégies marketing : l’économie de l’attention. En effet, en 2026, l’attention humaine est devenue une ressource rare et précieuse comme jamais auparavant dans l’histoire. À l’heure actuelle, elle est d’ailleurs considérée comme une véritable « monnaie » numérique. Il suffit de penser qu’en moyenne, chaque personne peut passer jusqu’à six heures par jour devant une vidéo.
Quelle en est la conséquence ? Notre attention est constamment submergée d’informations, c’est pourquoi les plus grandes entreprises se disputent notre capacité de concentration limitée. Leur objectif ? Convertir un public en client ! C’est précisément en cela que consiste le concept de funnel marketing, qui se compose de trois phases : l’attraction (de l’attention), la génération de leads (pour recueillir les coordonnées de la personne attirée) et la conversion, utile pour transformer le temps passé en ligne en profit pour l’entreprise.
Avec un seuil d’attention aussi bas, dû au bombardement constant d’informations et surtout à une offre de divertissement si variée, il est évident que les casinos et la roulette en ligne adaptent eux aussi leurs modes de communication et leurs stratégies pour retenir l’attention des joueurs, entrant ainsi en concurrence directe avec le secteur des réseaux sociaux et du streaming. Réfléchis-y : lorsque tu fais défiler ton téléphone, quel est le temps moyen que tu consacres à chaque contenu avant de passer au suivant ?
L’essor du streaming
Dans ce contexte, la vidéo occupe le devant de la scène : depuis plusieurs années, elle est de loin le premier outil d’attraction, devançant largement les formes de communication plus traditionnelles telles que le texte, le graphisme et la photographie. Plus précisément, d’ici 2026, le streaming numérique représentera près de la moitié de la consommation télévisuelle totale. Environ 85 % des personnes regardent des contenus en streaming chaque jour et les utilisateurs passent en moyenne 1 heure et 22 minutes par jour sur ces plateformes.
Plus précisément, le streaming représente désormais environ 44,8 % de l’utilisation totale de la télévision, un pourcentage incroyable si l’on considère l’âge moyen de la population et les nombreuses années qu’il a fallu pour que l’habitude de la télévision classique s’ancre comme une pratique quotidienne. Il semblerait qu’à ce jour, le marché mondial du streaming vidéo vaille plus de 108 milliards de dollars et qu’il devrait atteindre environ 137 milliards d’ici 2027. Le nombre d’utilisateurs des plateformes SVOD est estimé à environ 1,4 milliard et pourrait atteindre 1,6 milliard d’ici 2027.
Parmi les services les plus populaires, Netflix est sans aucun doute le plus répandu (avec environ 301,6 millions d’abonnés), suivi par Amazon Prime Video et Disney+ sur le podium de ce classement particulier. Le boom du streaming en direct et du streaming de jeux vidéo mériterait un paragraphe à part. Leur marché est en forte croissance et pourrait atteindre jusqu’à 1,8 milliard d’utilisateurs d’ici 2029. Les avantages concurrentiels de ces services ? Tout d’abord, la variété de l’offre par rapport au prix, toujours compétitive.
Les roues qui tournent
La vidéo représente 82 % du trafic mondial en ligne, même si, sur certaines plateformes, le temps d’attention initial est tombé en dessous de deux secondes. C’est précisément pour cette raison que les vidéos courtes au format « short-form » continuent de dominer la scène en ligne. Parallèlement, contrairement à la croissance du recours à l’intelligence artificielle, le grand public apprécie de plus en plus les vidéos qui semblent authentiques ou qui sont en mesure d’instruire ou d’émouvoir.
Ce n’est pas un hasard si l’algorithme de TikTok lui-même est axé précisément sur la mise en avant des contenus jugés les plus spontanés par la plateforme. Pourquoi le naturel, l’immédiateté et l’authenticité sont-ils préférés aux vidéos plus complexes, même si ces dernières peuvent paraître techniquement plus professionnelles ? La raison semble coïncider avec l’un des nombreux paradoxes du progrès numérique.
Eh oui, les gens cherchent en ligne ce qu’ils ne savent plus trouver dans le monde réel ! C’est pourquoi les entreprises, en plus de personnaliser leurs vidéos en fonction de leurs cibles, ont de plus en plus tendance à confier la promotion de leur marque à des influenceurs, non seulement ceux de renommée nationale et internationale, mais aussi à ce qu’on appelle les « nano-influenceurs », experts dans des niches d’audience spécifiques.
Les collaborations avec les influenceurs s’inscrivent généralement dans le cadre d’accords publicitaires ou de marketing d’affiliation, une stratégie numérique basée sur la performance, qui prévoit le paiement par l’entreprise d’une commission à un affilié (éditeur/marketeur) pour chaque vue, prospect ou vente générée via son lien de suivi.
Par ailleurs, comme pour contrer la tendance aux reels et aux courtes vidéos, ces dernières années ont justement vu un regain d’intérêt pour YouTube auprès de la génération Z, un véritable boom incarné par Inoxtag lui-même, dont nous avons parlé il y a quelques jours dans notre magazine. Il s’agit de l’un des youtubeurs les plus suivis en France (9 millions d’abonnés sur sa chaîne principale). Il compte d’ailleurs également 2 000 000 d’abonnés sur Twitch et, récemment, dans ses vidéos longues (dont son documentaire Kaizen), il a également abordé des sujets tels que l’alpinisme.
