La “blue waffle maladie” n’existe pas : c’est un canular internet sur une fausse MST qui ferait devenir la vulve bleue. Voici tout ce que vous devez savoir a ce sujet et dans les moindres détails.
La définition de la « blue waffle maladie »
Il s’agit d’un terme anglais argotique, comme l’est YCC, pour désigner le vagin (“waffle”), et qui est présentée en ligne comme une infection sexuellement transmissible (IST) grave.
En fait, c’est quelque chose qui est supposée colorer les organes génitaux féminins en bleu, autant dire que c’est assez farfelue, et cette IST inventée est décrite comme incurable dans certains posts de forums.
L’origine du mythe
Il naît vers la fin des années 2000 – début 2010 sur des sites “choc”, et repose sur des images fortement retouchées ou sorties de leur contexte médical, qui ont tendance a inonder les forums et les réseaux sociaux.
Diffusé via des mèmes, chaînes mails et réseaux sociaux, cette fausse information vise a utiliser la peur du sexe et des IST pour attirer des clics, mais tout est faux, une énième fausse information diffusée sur internet.
Ce qui est faux
Il n’y a aucune maladie reconnue qui fait “bleuir” la vulve, et aucun organisme officiel de santé ne décrit une “blue waffle disease”, il n’y a pas non plus d’agent infectieux identifié (ni bactérie, ni virus, ni parasite).
Aucun traitement spécifique n’existe évidement car la maladie elle-même est imaginaire, inutile donc de s’en inquiéter. Il y a suffisamment a s’inquiéter des IST pour ne pas se prendre la tête avec des légendes d’internet.
Les symptômes souvent cités
Cette maladie imaginaire est décrite comme ayant plusieurs symptômes, à commencer par une coloration bleue ou violacée des organes génitaux, ainsi que des démangeaisons intenses et une sensation de brûlure vulvaire, sur ce dernier point, c’est quelque chose qui existe avec de réelles IST.
La maladie imaginaire est aussi décrite comme provoquant des pertes vaginales anormales, parfois malodorantes, et des douleurs pendant les rapports ou à la miction, ce qui semble clairement inspiré d’IST réelles.
Les maladies réelles derrière le mythe
Il y a tout d’abord la vaginite (inflammation du vagin, souvent liée a des infections ou à un déséquilibre de la flore). Mais aussi la candidose vulvo‑vaginale (champignon, démangeaisons, pertes épaisses).
Parmi les IST bactériennes les plus courantes il y a la chlamydia, la gonorrhée, et le trichomonase, qui peuvent évidemment être dépistées et traitées comme toutes celles que nous évoquons ici. Quant à la vaginose bactérienne, elle est parfois responsable d’odeurs fortes.
Que faire en cas de soupçons d’IST?
C’est simple, il est recommandé de faire un dépistage au Ceggid tout les 3 à 6 mois, et si vous avez des symptômes, consultez un médecin immédiatement. Rappelons que beaucoup d’IST n’en présentent aucun, c’est quelque chose qui soit mener a des dépistages réguliers en cas de partenaires sexuels multiples ou de soupçons.
