La thésaurisation est un jargon économique de premier plan, mais de quoi s’agit-il? C’est ce que nous allons voir dans cet article complet et détaillé.
La définition de la thésaurisation
La thésaurisation est l’action d’amasser des fonds, épargner en somme, et elle vise à les conserver sans circulation, et fait etymologique interessant, le mot provient du latin « thesaurus », trésor.
Il implique une intention d’épargne, souvent liée à de l’incertitude ou a un projet ultérieur, comme par exemple l’acquisition d’un bien immobilier via apport et crédit.
Les synonymes
Amasser des richesses est équivalent, accumuler des capitaux convient aussi, épargner excessivement décrit l’idée. Capitaliser les gains est proche, Entasser de l’argent est synonyme. Économiser avidement s’apparente, ménager ses ressources est similaire.
La conjugaison présente
C’est un mot peu connu du vocabulaire français, voici comment l’utiliser:
Je thésaurise mon épargne.
Tu thésaurises des pièces.
Il thésaurise en secret.
Nous thésaurisons des fonds.
Vous thésaurisez des biens.
Ils thésaurisent des trésors.
Exemples d’usage
L’avare thésaurise toute sa vie.
Les ménages thésaurisent pendant la crise.
L’entreprise thésaurise ses profits.
Il thésaurise des vieux billets.
Elle thésaurise des bijoux rares.
Le contexte économique
La thésaurisation freine l’économie tout d’abord, puisque l’argent ne circule pas et elle réduit la circulation monétaire. Qui plus est, les banques déconseillent cette pratique, en cas d’épargne importante, le conseiller suggère souvent des placements. D’ailleurs, l’état lutte contre ce phénomène qui est économiquement problématique.
Qu’est-ce qui amène les gens a thésauriser?
Il y a plusieurs facteurs qui rentrent en compte, a commencer par le fait de la peur de manquer un jour, une sorte d’anxiété face au vide potentiel, surtout en période de crise ou d’incertitude.
Le besoin de sécurité personnelle le justifie aussi, car avoir de l’argent de côté est toujours très rassurant. Qui plus est, beaucoup épargnent beaucoup pour le plaisir d’acquérir des biens.
Il y a aussi tout ce qui relève de la défiance envers banques et de la
crainte de crises financières.
Ce qu’en disent les principaux économistes
Les économistes classiques la voient comme nulle, pour eux, il s’agit d’un coût d’opportunité (intérêts perdus) qui pousse à garder toute l’épargne.
Marx la décrit comme sans mesure, une impulsion infinie à accumuler argent, un des maux du capitalisme. Rappelons que le Marxisme critique le système capitaliste.
Keynes identifie quant à lui trois motifs (transaction, précaution, spéculation) et la rend néfaste : fuite hors circuit, trappe à liquidité freine l’activité.
Les post-keynésiens la lient à une offre endogène de monnaie moins bloquante pour l’économie.
Les alternatives à la thésaurisation
Les alternatives sont nombreuses, à commencer par placer son épargne sur un compte rémunéré plutôt que sous le matelas. Investir dans des livrets d’épargne réglementés (Livret A, LDDS, etc.) est aussi une alternative pour ceux qui n’aiment pas le risque.
Acheter des obligations d’État ou obligataires est une autre option, tout comme investir en bourse ou en ETF. Il est aussi possible de financer un de ses projets, ainsi que de l’immobilier locatif. Les placements a risques sont aussi une option.
