lundi, août 10, 2026
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Plus envie de travailler à 40 ans : pourquoi cela arrive et que faire

Ce ras-le-bol n’arrive pas par hasard. Il a des racines précises. Les comprendre, c’est pouvoir agir. Dans cet article, vous aurez toutes les clés pour gérer cette situation.

Les causes diverses

Les causes sont propres à chacun, parmi les plus fréquentes, on retrouve premièrement la routine qui s’est installée, plus de défis, plus de nouveautés, juste des jours qui se ressemblent tous.

Le sens du travail peut aussi s’est effrité. Vous ne voyez plus le but de votre travail. C’est notamment quelque chose qui touche les employés des surnommés « Bullshit Jobs », un emploi dont on ne voit pas le sens comme le précise le Dr Raphael H Cohen sur le site de l’Université de Genève.

La fatigue accumulée peut aussi y conduire, à 40 ans, il y a les enfants, une énergie qui n’est plus la même que pendant la jeunesse, notamment pendant les périodes de stress.

Certains changements dans l’entreprise peuvent aussi démoraliser au travail à 40 ans, des collègues qui ont changé et avec lesquels nous sommes moins en phase, une petite entreprise devenue une grosse bureaucratie…

La stagnation peut aussi jouer, pas de perspectives d’évolution, un salaire qui reste le même au fil du temps…

Certains signaux montrent que la crise s’installe

Le manque d’envie de travailler chronique à 40 ans peut être révélé par plusieurs choses. Tout d’abord, le dimanche soir devient angoissant, vous n’avez pas envie de travailler le lendemain, ça vous angoisse.

Le réveil est de plus en plus difficile, vous traînez, vous repoussez l’échéance… Vous êtes irritable et pouvez même faire des insomnies la nuit qui précède à cause de l’angoisse.

Au travail, les tâches simples semblent insurmontables tellement votre motivation est à 0. Vous pensez à démissionner, vous n’êtes plus concentré… Tout cela révèle un mal-être lié à votre travail.

La crise du milieu de carrière

A 40 ans, cette crise touche beaucoup de monde

Ce moment porte un nom : la crise du milieu de carrière. Elle touche énormément de monde et survient généralement entre 45 et 50 ans d’après l’APEC. the Conversation rapporte que 53% des personnes interrogées dans une étude disponible sur brown.edu ont vécue une crise de la quarantaine.

Elle touche aussi bien les hommes que les femmes et concerne tous les métiers, parfois elle est liée à la crise de la quarantaine, avec une remise en question de tout ce qui a été fait.

Cette crise pousse à s’interroger sur notre vie professionnelle et à comparer son parcours à celui des autres. La nostalgie peut aussi s’installer, « Pourquoi n’ai je pas fait tel choix? » « Pourquoi ne suis-je pas arrivé à cette situation? »

Elle fait resurgir des rêves oubliés et bouscule les certitudes établies. Autant dire que la situation est difficile à vivre. D’où la nécessité de mener des actions correctrices.

Les conséquences si rien ne change

Ne sous-estimez pas cette situation, avec cette relation, le burn-out devient un risque réel. Plus globalement, c’est votre santé mentale qui risque de se fragiliser.

Ce problème peut aussi causer des dégâts sur les relations personnelles car votre humeur n’est pas au beau fixe. Un cercle vicieux peut se créer.

Dans certains cas, l’estime de soi diminue, le corps développe des symptômes physiques et l’isolement social peut s’installer. Cela peut même conduire à la dépression si rien n’est mis en place.

Que faire concrètement pour rebondir?

Heureusement, il existe des solutions concrètes. Premièrement, faire le point sur ses valeurs qui ont sans doute évolué depuis le début de votre carrière. Votre entreprise est-elle en concordance avec?

Identifier ce qui manque vraiment est aussi important. De l’autonomie? Des responsabilités? Un cadre de travail plus stimulant? Pour faire le point, vous pouvez parler à un professionnel du travail.

Un bilan de compétences peut être d’une précieuse aide. France Travail en réalise pour voir vers quels secteurs vous pourriez vous tourner en cas de reconversion progressive.

Négocier un aménagement du poste actuel peut faire du bien dans un premier temps. Si possible, vous pouvez tenter le télétravail, pas forcément tous les jours, mais 2 jours par semaine par exemple pour voir si cela améliore votre rapport au travail.

Certains chemins reviennent souvent chez les personnes en reconversion

Si votre travail ne vous convient plus, vous avez de nombreuses options. Par exemple, rester dans votre domaine et devenir formateur ou consultant. Vous capitalisez sur votre expertise tout en changeant votre quotidien.

Se lancer dans l’artisanat est aussi une possibilité. Chez les travailleurs du tertiaire, de nombreux veulent voir leur travail être concret, parfois également pour travailler dans la nature.

Créer sa micro-entreprise / société est aussi une solution pour ceux qui veulent plus de liberté. Seuls 29 % des Français n’ont jamais pensé à l’entrepreneuriat indique Cap Métiers Nouvelle-Aquitaine.

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